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Visite guidée le 19e siècle au musée des Beaux-Arts d’Orléans

Réouverture prochaine courant 2021 !  Visite guidée le 19e au musée des Beaux-Arts d’Orléans dans un département complètement rénové et repensé. Inclus la fameuse salle des grands formats 19e qui reproduit l’accrochage à touche-touche des salons de peinture. 

Le MBAO est un de rare musée possédant des oeuvres d’ Achille Etna Michallon, le jeune maître de Corot emporté à l’âge de 25ans. Un talent si grand qu’il était surnommé le petit Poussin

Essentiel de la visite guidée 19e au musée beaux-arts d’Orléans

  1. Visite guidée d’une heure à une heure 30 min environ 
  2. Flexibilité horaire tout au long de la journée
  3. Dès 49€ pour 1 à 2 personnes, 55€ pour 3 etc.
  4. Mini groupe limité à 6 personnes
  5. Visite réellement privée (créneau horaire pour vous seuls)
  6. Guide-conférencier diplômé du 3e cycle

Thématiques de visite

Néo-classique

Académisme

Les Salons de peinture

Romantisme

Barbizon

Première partie de visite : le lien avec le siècle précédent

Le néoclassique

La visite 19e siècle commence au deuxième étage par une introduction pour aborder le néo classique qui fait le lien avec la période précédente.

On trouve là un portrait de Pierre Narcisse Guérinqui outre le fait qu’il tenait le second atelier néoclassique de Paris après celui de Jacques Louis David fût le maître de Léon Cogniet à qui le musée d’Orléans doit la majorité de sa riche collection 19e.

Si le musée d’Orléans n’a pas de toile de David, il en a de peintres davidiens comme ce touchant portrait de la Maréchal Lane par Antoine-Jean Gros  qui repris son atelier à Paris ou un autre portrait de femme par Anne-Louis Girodet-Trioson.  De ces deux peintres célèbres de la période impériale le second, local (cf. Musée Girodet à Montargis), est bien connu pour faire transition entre néoclassique et romantisme.     

Le respect des codes, l’académie, le prix de Rome  

La période troublée de la Révolution vit disparaître avec le roi l’Académie royale de peinture et sculpture.  D’autres institutions lui succédèrent : l’Institut de France puis en son sein l’Académie des Beaux-Arts. À continuation du Grand Prix d’Ancien Régime le Prix de Rome  fut créé pour sélectionner  les meilleurs artistes de l’art convenu.

Le musée présente la toile de la première tentative de L. Cogniet en 1815 pour laquelle il obtint le deuxième prix, il sera Lauréat deux ans plus tard en 1817. 

Il fallait être très excellent peintre pour être lauréat du prix de Rome, néanmoins certains talents (des génies précurseurs) n’y rentraient pas. C’est la rupture du 19e siècle.  

2ème Partie : Les ruptures du 19e siècle

Le romantisme 

La visite se poursuit par les deux entresols du musée dédiés aux collections du XIXe. On présentera plusieurs oeuvres romantiques dont : 

Une étude de tête de femme pour le célèbre tableau d’Eugène Delacroix “Scène des massacres de Scio” présentée au Salon de 1824 et aujourd’hui visible au Louvre.

Plusieurs études dont une saisissante “Tête de femme et d’enfant” de Léon Cogniet pour son tableau  “Le Massacre des innocents” (visible au musée des Beaux-Arts de Rennes) , un autre succès du salon de 1824.

 

Example oil painting presented in the Orleans museum of Fine Arts guided tour : The Massacre of the Innocents by Léon-Cognier

Étude pour le Massacre des Innocents, Léon Cogniet © Musée des Beaux-Arts d’Orléans, crédit François Lauginie.

L’indépendance du Paysage

C’est au début du 19e siècle que le paysage pris on indépendance de la peinture d’histoire. In 1817 a été créé le prix du paysage, Achille Etna Michallon, le jeune maître de Corot en fut le premier Lauréat.

Léon Cognier Lauréat du prix de Rome la même année prit la route avec Michalon. Leon Cognier gardait dans son fonds d’atelier nombre d’oeuvres de son ami de jeunesse trop disparu.  C’est donc fort logiquement que le musée d’Orléans possède de nombreuses oeuvres du jeune prodige.

Esquisse par L. Cogniet : Les trois Lauréats du prix de Rome de 1817 Léon Cogniet, Achille Michallon et Antoine Garnaud (architecture). Broaden-horizons.fr

Les salons : norme et promotion

Les salons étaient alors pour les artistes le seul moyen de promotion, il leur était donc primordial de pouvoir y présenter leurs oeuvres. Les lauréats des prix de Rome y avaient droit d’office, pour les autres, il fallait être sélectionné et donc se plier à la norme.

La salle des grands formats 19e du musée des Beaux-Arts d’Orléans reproduit l’accrochage des Salons, l’occasion durant cette visite de comprendre ce qui pouvait y  être montré ou pas.

En premier lieu les oeuvres néoclassiques reprenant les thèmes classiques de la peinture d’histoire (scènes historiques, mythologiques ou religieuses). Malgré la pesanteur de la norme les salons ont permis des évolutions avec : 

  • l’historisme qui faisait place au Moyen Âge et à l’anecdote historique ;
  • le romantisme privilégiant l’émotion, le fantastique ; 
  • le paysage avec une grande préférence pour le travail d’atelier.

Dans la deuxième partie du siècle les salons finirent par accoucher d’un art dit académique ou pompier :

  • imitation idéalisée de la réalité ;
  • travail d’atelier et non de plein air ; 
  • primauté du dessin sur la couleur : contrastes atténués, couleurs vives proscrites.

Les artistes trop novateurs n’avaient pas le droit de citer, d’où l’apparition de Salons des Refusés, puis de galeries privées où purent s’exprimer ceux qui souhaitaient des sujets libres, une couleur libérée et pouvoir travailler en plein air.

Deuxième partie du siècle la rupture s’amplifie

On pourra admirer une des “Vagues” de Gustave Courbet ou un paysage d’Eugène Boudin qui initia le jeune Monet à son art.

En route vers le 20e siècle

Les prémices de la bande dessinée : Jeanne d’Arc illustrée pour les enfants par Louis Boutet de Monvel.

Jeanne d’Arc par Boutet de Monvel : il existe deux versions du tableau celle d’Orléans et celle de la
National Gallery of Art de Washington.

En chemin vers l’abstraction, la remise en cause de la perspective : “La Fête Glonanec” par Paul Gaugin.

Fête Gloanec de Paul Gauguin © Musée des Beaux-Arts d’Orléans, crédit François Lauginie.

Le 19 siècle à Orléans, en savoir plus

Les peintres du 19e siècle à Orléans et dans l’Orléanais

Outre Antigna bien sûr, Boutet de Monvel est né à Orléans (rue des Bouteilles), et Girodet était de Montargis. Gauguin lui, avait un fort lien avec Orléans où il a passé une partie de son enfance.

Corot est venu peindre plusieurs fois dans la région d’Orléans, où il a peint bien d’autres sujets que le clocher de Saint-Paterne.    

Jean Baptiste Corot,
Maisons aux environs d’Orléans huile sur papier monté sur carton (vers 1830). Broaden-horizons.fr

Un prix de Rome pour un Orléans néoclassique

La visite 19e pourrait aussi continuer en ville où l’on peut admirer l’oeuvre du premier prix de Rome d’architecture de 1803 (an XII sous le Premier Empire) François Narcisse Pagot. Natif d’Orléans, il devient architecte  du département du Loiret et de la ville d’Orléans en 1812.

Il va considérablement moderniser la ville, plus particulièrement dans les alentours de ce qui est aujourd’hui  le musée des Beaux-Arts où le néoclassique est partout.

C’est Pagot qui termine la cathédrale d’Orléans inaugurée par Charles X en mai 1829 plus de 540 ans après le début du chantier. Il dessinera à continuation les façades à programme de la rue Jeanne d’Arc qui sera finalement inaugurée trop tard pour être appelée Bourbon comme initialement prévu. 

Les deux oeuvres majeurs de Pagot à Orléans se trouvent à proximité :

  • Palais de justice (F.N. Pagot 1824 )
  • Temple protestant ( F.N. Pagot 1839)

On trouve aussi dans la zone d’autres ouvrages néoclassiques du 19e siècle :
    

  • En face de l’hôtel Groslot façade néoclassique de l’ancien théâtre municipal. 
  • Façades de la rue Pothier (face à la préfecture)
  • Façade de la préfecture du Loiret (avant 1800 un prieuré mauriste).   

Plus d'info sur le Musée DEs Beaux-Arts d'Orléans

Le musée des Beaux-Arts d'Orléans est installé depuis 1984 dans de nouveaux locaux. Ses importantes collections (plus de 65 000 oeuvres avec les réserves) étaient auparavant à l'étroit dans l'hôtel des Créneaux, un édifice Renaissance de la ville.

Les collections sont présentées chronologiquement sur 5 niveaux.

  • Le 2e étage avec quelques oeuvres du Moyen Âge et les collections des 16e et 17e siècles.
  • Le 1er étage dédié aux 17e et 18e siècles.
  • Les deux entresols au 19e siècle.
  • Le sous-sol au 20e siècle et à un vaste espace réservé aux expositions temporaires.

Le musée dispose aussi d'un auditorium utilisé pour des manifestations culturelles. 

à savoir avant de réserver

Votre guide-conférencier

  • Guide-conférencier diplômé d'État.
  • Licence Développement & protection du patrimoine culturel, mention bien, Conservatoire des Arts & Métiers. 
  • 3e cycle (D.E.A.) Paris-Dauphine.

Point de rendez-vous

Devant les guichets du musée des Beaux-Arts d'Orléans.

Accès : Tram B station Cathédrale.

Points d'attention

  • Visite privée signifie que votre groupe est privé, et non pas que le musée est privatisé.
  • Durée et contenu de la visite ne sont qu'indicatifs, ils peuvent être sujet à ajustements.
  • Le prix n'inclut aucun service complémentaire : pas de transport, nourriture, boissons etc.
  • Le prix de la visite guidée n'inclut pas les billets d'entrée au musée des Beaux-Arts (*). il vous appartient de vous les procurer au guichet avant l'heure prévue pour le début de la visite.
  • COVID19 ! A compter du 21 juillet 2021 la législation pass sanitaire obligatoire s'applique au musée des Beaux-Arts d'Orléans. Veuillez à être à jour de ce point de vu avant réserver votre visite guidée.

Réserver la visite guidée musée des Beaux-Arts 19e

Choisissez ci-dessous votre visite. Vous devrez ensuite : -> choisir la date et l'heure de votre visite -> et, après notre confirmation par mail -> payer en ligne. Au-delà de 6 personnes, contactez-nous. 

 Théodor Géricault qui demanda à Léon Cogniet de lui garder “Le Radeau de la Méduse” dans son atelier .

Photo Jeanne d'Arc par Scherrer pour illustrer la visite guidée Orléans Jeanne d'Arc dans le Val de Loire, France.

Peinture à l’huile : “L’entrée de Jeanne d’Arc à Orléans” de Jean-Jacques Scherrer, est un célèbre example de peinture académique encore appelé  style pompier. © Musée des Beaux-Arts d’Orléans, crédit François Lauginie.

Tarif musée des Beaux-Arts d'Orléans (*)

Gratuit le 1er dimanche du mois. Gratuit pour les moins de 18 ans et les étudiants de l'Académie Orléans-Tours

Plein tarif : 6 € - Tarif réduit : 3 €. Billet groupé valable une journée et donnant droit à l’entrée du Musée des Beaux-Arts, de l’Hôtel Cabu (musée d’Histoire et d’Archéologie de l’Orléanais), de la Maison de Jeanne d’Arc et du Centre Charles Péguy.

Les billets d'entrée au musée des Beaux-Arts ne sont pas inclus dans le prix des visites guidées. Il vous appartient de vous les procurer au guichet avant l'heure prévue pour le début de la visite. 
Conditions tarifaires données sans garantie, à titre indicatif (mise à jour avril 2020).